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Les dangers d'un champs à côté de son jardin

Lorsque l'on veut consommer bon et naturel, on peut être tenté de cultiver soit même son propre potager si on possède un jardin. Jusque-là rien de bien sorcier, hormis peut-être le fait de devoir posséder la main verte. Mais tout se complique lorsque, sans en avoir vraiment le choix, le potager tant rêvé est installé à proximité d'un champ cultivé.

 

Les risques

 

Les risques dépendent surtout des cultures mises en place. En effet, toutes les plantes ne demandent pas les mêmes traitements, que ce soit en herbicides (contre les mauvaises herbes), insecticides (contre les insectes) et fongicides (contre les champignons).

L'utilisation des pesticides sur les cultures, présente des risques importants de débordement sur les jardins privés. D'ailleurs, un certain nombre d’entre eux sont classés parmi les traitements phytosanitaires dits perturbateurs endocriniens. Ils seraient responsables de l’apparition de cancers, troubles du développement et de la fertilité. Ainsi, les conséquences sur la santé sont nombreuses.

 

Les désagréments peuvent être amplifiés selon plusieurs paramètres :

 

- La météo et surtout le vent. En effet, semer ou traiter lorsqu'il y a du vent augmente considérablement les risques de dispersion. Cependant, Un arrêté du 12 septembre 2006, impose au cultivateur, d'utiliser des moyens appropriés en période de vent. Si les vents dépassent les 20 km/h, alors les épandages sont interdits (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000425570).

- Les méthodes utilisées pour appliquer les produits ont également un impact sur leur dispersion. L'utilisation de buses antidérive, pour limiter la dispersion des produits appliqués, peuvent être utilisées par le cultivateur.

 

Les graines elles même peuvent être à l'origine de conséquences négatives. En effet, si les végétaux cultivés dans le champ voisin, sont des OGM (Organisme génétiquement modifié), il est légitime de craindre une dispersion des semences.

Dans le but d'assurer leur descendance, les plantes se disséminent dans leur milieu. Cette dispersion s'effectue grâce au vent, ou par l'intermédiaire des insectes. Les graines des plantes OGM voyagent, elles n'échappent pas à cette règle. Elles peuvent échanger leurs gènes avec des essences naturelles cultivées. La nouvelle génération de plantes issues de cet échange de graines peut alors présenter des caractères non voulus. Cependant, il est rare pour un particulier de mettre en terre du maïs, du tournesol, du colza, du coton ou du soja. Alors, les risques de mélange entre graines, sont minimes.

 

Un dernier point, non des moindres. Il concerne la résistance développée par les insectes nuisibles au contact des insecticides, qui éventuellement, peuvent venir envahir les jardins non traités. Résultat, l'envahisseur peut susciter une vigilance accrue, pour ne pas voir le jardin dépérir.

 

Les conseils pour le particulier

 

Pour se prémunir de tous les désagréments liés à une agriculture intensive, il est conseillé de laisser une distance de 10 m entre le champ et le jardin envisagé. Cependant, si cette distance est impossible à mettre en œuvre, il peut être envisagé de mettre en place une haie, qui constituera une bonne protection contre les embruns et les risques qui en découlent.

Des bâches peuvent être employées, les jours d'épandage, ceci afin de protéger ses propres cultures des nuisances liées aux produits phytosanitaires, aux engrais et aux divers traitements nuisibles.

Enfin, la communication est la meilleure alliée. Entreprendre un dialogue avec son voisin agriculteur autour d'un bon verre, peut parfois aider à trouver un terrain d'entente.

 

 

 

 

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